Dimanche de Pentecôte

31.05.2020

                                   

           Le vent du Saint-Esprit change des vies

                                                                                    (Actes chap. 2)

 

Aujourd’hui,  c’est la fête de la Pentecôte. Pour les Juifs la Pentecôte, la fête de la moisson appelée aussi fête des semaines, est célébrée sept semaines après la Pâque. C’est une de trois grandes fêtes annuelles juives prescrites par la loi (Exodes 23 :14-17)  Ceci explique le grand rassemblement des Juifs et autres adeptes du judaïsme à Jérusalem en ce jour. Pour les chrétiens nous vivons l’événement fondateur de l’Eglise, qui est également le point de départ  de la mission des disciples. Pour ces derniers, c’est le dixième jour après l’Ascension, la montée du Christ ressuscité auprès de son Père. Ils attendent, remplis de peur et confinés dans la maison, la venue du Saint-Esprit. Avant son départ, Jésus avait pris soin de rappeler à ses disciples la promesse d’envoyer un Consolateur,  un Guide, le Paraclet… qui va leur donner la puissance pour témoigner (Actes 1 :4-8 cf Jean 15-26-27).

Ce jour de la fête juive, devient la Pentecôte de l’Eglise. Un événement extraordinaire qui vient bouleverser l’ordinaire, la tradition,  changer le cours de la vie des hommes et le cours de l’histoire. Les témoins immédiats de l’événement racontent : « Tout à coup, un grand bruit survint du ciel : c’était comme si un violent coup de vent s’abattait sur eux et remplissait  toute la maison où ils se trouvaient assis……Aussitôt, ils furent  tous  remplis du Saint-Esprit …

Alors Pierre se leva entouré des Onze et, d’une voix forte, il se met à témoigner. Il annonce simplement ce que le public  avait souvent entendu, ce qu’enseignent la loi et les prophètes.  Il confesse ensuite avec hardiesse que Jésus de  Nazareth, l’homme qu’ils ont tué en le faisant crucifier,  Dieu l’a ressuscité des morts.   « Ensuite, il a été élevé pour siéger à la droite de Dieu. Et maintenant, comme Dieu l’a promis, il a reçu du Père l’Esprit Saint et il l’a répandu sur nous ».

Ce discours ou témoignage de Pierre toucha profondément ceux qui l’avaient entendu, nous rapportent les témoins, en l’occurrence l’apôtre Luc, auteur du livre des Actes. Ils demandèrent à Pierre  et aux autres apôtres :

« -Frères que devons-nous faire ? »

Pierre leur répondit :

« Changez, et que chacun de vous se fasse baptiser… pour que vos péchés vous soient pardonnés. Alors vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux que le Seigneur notre Dieu fera venir à lui… » v 37ss.

« Ceux qui acceptèrent les paroles de Pierre se firent  baptiser et, ce jour-là, environ trois mille personnes furent ajoutées au nombre des croyants ».

 

Le vent du Saint-Esprit change des vies.

-Du confinement au déconfinement et de la peur à la hardiesse.

Les apôtres ont été les premiers à expérimenter et vivre le miracle de l’œuvre du Saint-Esprit dans la vie du croyant. Ces hommes et femmes auparavant confinés dans la maison par la peur des autorités juives et romaines, les bourreaux de leur  Maître, ont la force et le courage de proclamer publiquement que  Jésus est le Fils de Dieu et qu’il est ressuscité des morts. Ils osent sortir de leur cachette, affronter ces autorités et dénoncer leur crime d’avoir mis à mort le Juste.

-Du péché au salut.

 Des Juifs confinés dans la tradition religieuse et prisonniers de la loi , à l’écoute de la Bonne Nouvelle, sont convaincus de leur péché par la puissance du Saint-Esprit, acceptent l’Evangile, changent de vie et se font baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit (Actes 2 : 38, Jean 16 :7-11)

-De la détresse à la persévérance, à l’espérance et à la victoire dans l’épreuve  (Rom. 5 :1-5)

La mission confiée aux disciples d’être des témoins du Christ, d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut sous le guide et par la puissance du Saint-Esprit de Jérusalem  jusqu’au bout du monde est une mission pleine de joie et de peine, avec beaucoup d’épreuves et de victoires.  Le livre des actes des apôtres est riche en illustrations de la vie triomphante dans les épreuves que rencontrent  les disciples dans leur mission. Dès les premières années, nous assistons au martyre d’Etienne (Actes 7 :54-60).  Le cas extrême. Et  depuis Etienne jusqu’aujourd’hui beaucoup d’autres ont connu, connaissent et connaîtront  cette dure épreuve, sans parler d’autres épreuves courantes d’emprisonnement, torture physique et psychologique, humiliation, faim, châtiments corporels, etc.  L’apôtre Paul, un des grands témoins de l’Eglise naissante, en a fait le tour et  finit par dire, dans la prolongation de ce qu’il dit au chapitre 5 de l’épître aux Romains par affirmer son espérance au milieu des détresses présentes:  «  J’estime qu’il n’y a aucune mesure entre les souffrances de la vie présente et la gloire qui va se révéler en nous » (Rom. 8:18)

Par l’Esprit Saint l’amour de Dieu est déversé en nous et c’est une assurance certaine de salut et de victoire dans notre vie chrétienne de témoins du Christ dans le monde.

« Oui, j’en ai l’absolue certitude : ni la mort ni la vie ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni ce qui est en haut ni ce qui est en bas, ni aucune autre créature , rien ne pourra nous arracher à l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur » ((Rom.8 :38-39).

Que l’Eternel vous bénisse et vous protège !

Que l’Eternel vous regarde avec bonté !

Et qu’il vous fasse grâce !

Que l’Eternel veille sur vous et

Vous accorde la paix !

 

Prière du jour (tirée de « notre pain quotidien 2020) :

« Seigneur,

Par le mystère de la Pentecôte,

Tu répands l’Esprit saint

Sur l’immensité du monde .

Continue dans l cœur des croyants

L’œuvre d’amour que tu as commencée

à la naissance de l’Eglise.

Par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et qui règne avec toi, Père, et le Saint-Esprit,

un seul Dieu pour les siècles des siècles. Amen.

 

JOYEUSE FÊTE DE PENTECÔTE !

 

Pasteur Augustin NKUNDABASHAKA.

 

 

     Dimanche 17 mai, 7ème dimanche après Pâques

 

AU RENDEZ-VOUS AVEC LE CHRIST RESSUCITE

(Matthieu 28 : 16-20 ; Jean 21 :15-19)

Dans l’Evangile de Jean, il y a plusieurs apparitions de Jésus à ses disciples après sa résurrection. A chacune d’elles, les disciples sont agréablement surpris et heureux de sortir de leur confinement.  Les uns sont enfermés dans le doute, comme Thomas.  Jésus apporte la foi. Les autres sont confinés dans la peur, la crainte…  le Christ  leur apporte la paix, l’ assurance. Les autres sont dans le souci face aux besoins de la vie de tous les jours, obtenir le pain quotidien.  Jésus donne à manger.

Dans Jean 21 :15 ss, la situation de Pierre est particulièrement saisissante par l’acte du Christ qui lui pardonne son reniement et le rétablit dans son ministère d’apôtre. Pardonner combien de fois, avait demandé Pierre à Jésus (Mat.1 :21).  La rencontre du Christ qu’il a renié, et qui aujourd’hui l’accueille et le réhabilite, apporte à Pierre, à tous les apôtres et à nous aujourd’hui une lumière et une bonne compréhension de la notion du vrai pardon. Un pardon illimité, jusqu’à soixante-dix fois sept fois. En bon maître, Jésus applique sur  lui-même ce qu’il a enseigné. Il enseigne par l’exemple, il fait ce qu’il dit. Un autre enseignement fort dans cette rencontre du Resuscité  et  qui est la base même de l’exercice  du ministère c’est l’amour. Jésus, pendant son ministère, s’était identifié comme le bon berger (Jean 10). Et la principale qualité du bon berger, c’est l’amour des brebis. ..jusqu’à donner sa propre vie pour les brebis.

Matthieu est sobre et son récit de la résurrection de Jésus et sur ses apparitions est très bref. Jésus a juste le temps de rencontrer les femmes venues au tombeau ce dimanche matin, premier jour de la semaine selon le calendrier juif. Dans la joie et l’adoration mêlées de crainte, Jésus a le temps de les apaiser et  leur confier un important et ultime message à transmettre aux disciples. Un rendez-vous.  Quel magnifique signe de confiance de Jésus à ces faibles et craintives femmes et quelle fidélité de leur part de remplir leur mission. Le jour du rendez-vous, tout le monde est présent, tous sont dans l’adoration mais « quelques uns cependant eurent des doutes » (Mat 2 : 17).

Aujourd’hui, en ce dimanche du 17 mai, 7ème dimanche après Pâques, Jésus nous fixe un rendez- vous à sa rencontre comme  aux disciples il ya deux mille ans. Il vient nous rencontrer dans nos confinements de tous genres : dans nos craintes, dans nos doutes, dans nos angoisses, dans nos  manques et besoins matériels, spirituels, affectifs, sentimentaux, financiers, etc. 

« J’ai reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre, introduit-il son Bonne Nouvelle. Le Christ ressuscité est le Souverain Roi des rois, il est Dieu le Seigneur. Et comme le Père m’a aimé et m’a envoyé dans le monde, « moi aussi, je vous y envoie » (Jean 17 :17-1). « Allez donc dans le monde entier, faites de disciples parmi tous les peuples. »  (Mat 2 :19ss).

Au-delà de non faiblesses, de nos doutes, de nos chutes et de nos éloignements quelquefois même jusqu’aux trahisons et reniements, dans sa souveraineté, Jésus a le pouvoir et l’amour de nous pardonner et de nous établir dans la noble mission d’être ses envoyés, ses disciples, d’être chacun et chacune le berger/ la bergère de ses brebis : ton voisin de pallier, de ton immeuble et de ton quartier, ton collègue de travail, ton frère et ta sœur membre de l’Eglise, le malade au lit d’hôpital, des personnes dans le dénouement.. . Vous et moi nous sommes envoyés auprès d’eux, nous sommes  le porteur/la porteuse de la Bonne Nouvelle de salut aux nations. Pour ce faire, Jésus vous pose  la même question posée à Pierre : « As-tu de l’amour pour moi ?»  Je ne me doute pas de votre réponse : « Oui Seigneur ». 

« Prends-soin de mes brebis », vous dit le Seigneur Christ ressuscité.

Allons dans le monde, aujourd’hui sous l’emprise de la peur du Coronavirus et d’autres maux qui menacent l’être humain dans son intégrité physique, spirituelle, psychique, dans son équilibre mental, affectif, sentimental et proclamons la « Bonne Nouvelle de salut » ! 

« Voici : je suis moi-même avec vous chaque jour, jusqu’à  la fin du monde », nous assure le Seigneur Jésus.

Que l’Eternel Dieu vous bénisse et vous garde dans sa paix en ces temps de la pandémie, que l’amour de son Fils Jésus-Christ remplisse vos cœurs et que l’Esprit Saint vous éclaire et vous accompagne tous les jours.

AMEN !

Pasteur Augustin NKUNDABASHAKA

 

 

 

Dimanche 10.3.2020

Thème : « Les prières de Jésus ; une connexion permanente au Père.» (Luc 11.1-13 ; Mc 1.29-39 ; Mc 14.32-42 ; Jn 17.1-26)

 

Quelle est la première des choses qui nous vient à l’esprit lorsque nous pensons aux prières de Jésus ? C’est bien sûr, Le « Notre Père » : « Notre Père qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié. » Aucune autre prière n’a autant été répétée de toute l’histoire humaine, sauf peut-être « Mon Dieu ! Au secours ! »

Tous, nous avons prié ou essayé de prier, mais ne comprenons pas toujours le processus. Je propose donc que nous explorions quelques passages des évangiles qui nous feront  entrevoir j’en suis sûre, la manière de prier du plus grand spécialiste de la prière de tous les temps. Nous nous rappelons que les disciples avant nous avaient reconnu que ses prières comportaient une dimension particulière. Ainsi donc l’un d’eux exprimant la demande des fidèles, non seulement de cette époque, mais aussi des époques à venir lui a fait cette demande : « Seigneur, apprends-nous à prier.» (Luc 11.1) Si nous voulons apprendre à prier, observons donc quelqu’un qui sait comment faire. Et le meilleur des enseignants n’est autre que Jésus notre Seigneur lui-même.

En examinant les prières de Jésus, nous apprenons :

  • qu’il priait dans toutes sortes de situations et de différentes manières. Bien sûr il a prié la célèbre prière modèle pour ses disciples, proposant ainsi une trame mémorable pour  nous aider à la recherche de sujets de prière pertinente. (Luc 11.1-13).
  •  Il priait aussi de manière spontanée lors de moment forts de son ministère : «  En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint-Esprit, et il dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi. » (Luc 10.21).
  •  Il prononçait de longues prières lorsque son esprit était occupé par des enjeux de grande envergure (Jn 17.1-26).
  • Il lançait aussi des prières courtes et intenses lorsqu’il subissait de fortes pressions à l’exemple de l’épisode du jardin de Gethsémané. (Mc 14.32-42).

Lorsque nous examinons de plus près ces prières merveilleuses de Jésus nous devons tout de même nous poser une question qui me semble importante : pourquoi Jésus priait-il ? Après tout, n’était-il pas le Fils de Dieu ? N’avait-il pas tout le pouvoir du ciel à sa disposition ? Et ne pouvait-il pas faire tout ce qu’il voulait ? La réponse il me semble nous permet de comprendre le sens même de l’acte d prier. Jésus priait parce que sa relation avec son Père céleste comptait plus que tout pour lui. C’est pour cela je le pense, il consacrait autant de temps à parler avec Dieu, son Père céleste, pour l’écouter et simplement passer un moment en sa présence.

Pour nous, l’enseignement principal que nous devrions tirer serait peut-être que, jésus ne priait pas seulement à des moments prédéterminés ou lors d’évènement particuliers. Il priait chaque fois qu’il en avait l’occasion. D’une certaine manière, il priait tout le temps ;  son cœur et son esprit était orienté sur son Père céleste,  ce qui est la véritable raison de la prière. Ainsi donc frère et sœurs, bien-aimés en Chris si comme nous venons de le voir, la prière était essentielle pour Jésus, à plus forte raison devrait-elle être essentielle pour nous, pour nos vies.  Faisons donc de la prière un style de vie plutôt qu’une activité.

 Amen !

                                  Pasteur James NGOUBE MOUKOKO

 

 

 

 

 

Dimanche le 3 mai 2020.  Pas de culte à cause du confinement 

Message : « N’ayez pas peur »

 

Ce 3 mai, c’est le 3ème dimanche après Pâques. Pour la 3ème fois, Jésus se montre à ses disciples après sa résurrection (Jean 21 :14). La présence du Christ ressuscité s’accompagne d’un signe fort. Une pêche miraculeuse qui permet à Jean de reconnaître que c’est Jésus. « C’est le Seigneur » verset 7.

Que cela signifie ?

Jésus  va-t-il renouveler ce qu’il avait fait avec eux au début de son ministère, lors de leur appel à le suivre (Luc 5 :1-11) ?

S’agit-il d’un rappel à la mission liée à leur appel. Jésus dit à Pierre : N’aie pas peur ! A partir dès maintenant, tu seras pêcheur d’hommes » Luc 5-10.

Oui, en effet, il semblerait que les disciples par oubli ou par préoccupation des besoins matériels se détournent de leur engagement à suivre et servir leur Maître.  Ils agissent comme s’ils n’ont rien appris de Jésus, ils retournent à leur vie antérieure, ils sont à la recherche prioritairement de la nourriture terrestre.

Venez manger, leur dit Jésus (v12). Il s’approcha, prit le pain et le leur distribua, puis fit de même pour le poisson (v13).

En bon Berger et Enseignant, Jésus se met à la portée des disciples, entre en communion avec eux , par distribution du pais et du poisson il utilise le langage  de communication familier qui se passe  d’explication. Ne leur avait pas toujours dit : Ne vous inquiétez de rien…(à manger, à boire, à s’habiller, etc.), mais  faites du règne ou royaume de Dieu  votre préoccupation première (Mat. 6 : 25-34) 

Aujourd’hui, avec la pandémie du coronavirus et la crise sanitaire qu’il a créée, aux fortes conséquences économiques, sociales, politiques, etc. encore difficiles à évaluer, l’humanité entière est en effroi. Les peurs gagnent les nations et leurs dirigeants sont pris de panique, désorientés. 

Jésus s’approche de nous, comme il s’est approché de disciples il ya 2000 ans, et nous dit comme aux femmes : n’ayez aucune crainte (Mat.28 :10), comme aux disciples il nous reproche de nos doutes et de notre incrédulité (Luc 24 :38-39)

Enfin, comme aux disciples, le Seigneur nous donne la paix, sa paix.

Que la paix soit avec vous !

 

Pasteur Augustin NKUNDABASHAKA.

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